Atelier National sur COMESA 18 09 2016

comesa-logoLe marché commun du COMESA regroupe 19 pays ayant pour ambition de développer les échanges intra-communautaires. Le COMESA résulte de la transformation de la Zone d’Echanges Préférentiels, conformément à l’application de l’article 29 du traité relatif à la ZEP qui prévoyait la création d’un marché commun.

Le COMESA poursuit des objectifs régionaux ambitieux qui se sont déjà manifestés concrètement à travers la création d’une Zone de Libre Echange (ZLE), le 31 octobre 2000.Cette ZLE a été un premier achèvement de programme au terme duquel neuf pays ont pu procéder à une réduction graduelle de leurs barrières tarifaires de 60% en octobre 1993 à 100% en octobre 2000. Ces neuf pays étaient : Djibouti, Egypte, Kenya, Madagascar, Malawi, Maurice, Soudan, Zambie, Zimbabwe.

Djibouti continue de saisir les avantages de l’intégration régionale dans l’espace COMESA dans le cadre des programmes permettant de réaliser l’intégration économique, notamment le Régime d’assurance automobile Carte jaune, le Document de déclaration douanière du COMESA, les Redevances de transport routier en transit, le Fonds COMESA et le Régime régional de garantie du transit sous douane. Grâce au programme de libéralisation du commerce du COMESA, le commerce intra-COMESA a augmenté près de 7 fois, de 3 milliards USD en 2000 à 20,9 milliards USD en 2013 ; ces chiffres ne tiennent pas compte du commerce informel par-delà les frontières, lequel n’est pas souvent enregistré mais est estimé à plus de 30% du commerce formel.

La circulation interne des biens économiques en franchise de droits de douane et en l’absence de tout contingentement, devait concourir, déjà en 2004, à la formation d’une Union Douanière dotée d’un Tarif Extérieur Commun (TEC). Mais cette réalité a été repoussée après 2014. A la liberté des échanges commerciaux, le COMESA ajoute la libre circulation des capitaux et la suppression des obstacles aux investissements qui prépare la phase ultime : l’Union économique et monétaire à l’horizon 2025.Cette dernière étape de l’intégration régionale devrait incorporer tous les dispositifs du marché commun en plus des politiques monétaires et budgétaires communes, ainsi que l’adoption d’une monnaie unique émise par une seule autorité monétaire.

La politique commerciale de Djibouti s’inscrit dans une stratégie d’intégration commerciale engagée et orientée vers la région. Le traité du COMESA préconise une intégration progressive des Etats au sein de l’espace Douanier. Cette étape nécessite des efforts et des concessions conséquentes notamment en matière de recettes budgétaires. Pour atténuer cet impact les Etats membres devraient bénéficier d’une politique de libéralisation à géométrie variable.

Dans l’objectif de donner une vue d’ensemble sur les progrès réalisés dans les programmes de l’Intégration régionale du COMESA, notre département propose ci-après l’état d’avancement sur certains questions clés de l’insertion de notre pays dans l’espace régional du COMESA.

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